15 juin 2020 Ma pharmacie

Tique, l’ennemi des vacances

Dès le mois de mai, quand les températures dépassent les 10°, les tiques sont de sortie. Ça tombe mal, nous aussi ! Nos conseils pour éviter les morsures et réagir en cas de désagrément.

Se protéger

Dès l’apparition des beaux jours, nombreuses sont les situations à risque. Les tiques sont de sortie, et vous aussi ! Attention donc aux endroits où elles prolifèrent que sont les forêts humides et les végétations hautes, comme les jardins ou parcs mal tondus. Car ces acariens, adeptes de sang, peuvent en effet être responsables d’une infection par la bactérie Borrelia, elle-même responsable de la maladie de Lyme. Celle-ci a beaucoup fait parler d’elle ces dernières années, car difficile à diagnostiquer et car ses symptômes peuvent être sévères. Heureusement, les formes graves restent rares.

Pour s’en prémunir, deux solutions s’offrent à vous. Tout d’abord, porter des vêtements couvrants, surtout au niveau des chevilles et des genoux, sur tout le corps pour les enfants. Ensuite, utiliser des produits répulsifs. Ceux-ci peuvent être appliqués directement sur la peau ou sur les vêtements.

Se soigner

Après une sortie en forêt, le premier réflexe est d’inspecter tout son corps, et particulièrement les zones que la tique affectionne, à savoir le cou, l’entrejambe, les aisselles, derrière les genoux et les oreilles, à la racine des cheveux. Partout où la peau est chaude et fine, la tique a tendance à se fixer pour aspirer le sang. Elle y enfonce alors sa tête et laisse dépasser son abdomen et ses pattes, ce qui la rend facilement reconnaissable. Le réflexe est donc de la retirer dès que possible, idéalement à l’aide d’un tire-tique, à avoir donc toujours sous la main, à défaut, avec une pince à épiler.

Comment ? En plaçant l’embout du tire-tique sur la peau, autour du corps de la tique, et en lui faisant faire, sans forcer, deux à trois rotations. Ne reste plus qu’à tirer vers le haut, la tique se déloge alors très facilement. Autrefois, il était de coutume d’utiliser de l’éther ou de l’alcool, ce qui n’est pas recommandé, au risque de faire régurgiter l’animal et d’augmenter le risque d’infection. On vérifie bien que l’ensemble de la tique a été extrait, puis on désinfecte à l’aide d’un antiseptique.

Et après ?

Après une morsure de tique, il est important de surveiller l’évolution de la piqûre. Si la tique a été retirée rapidement et soigneusement, le risque d’infection existe, mais il est moindre. Il faut donc vérifier la présence de démangeaisons dans les heures qui suivent, puis l’éventuelle apparition d’une plaque rouge autour de la morsure.

Si une plaque se manifeste et s’étend, si de la fièvre apparaît, ou tout autre symptôme suspect, il est important d’aller consulter votre médecin traitant qui vous prescrira, au besoin, un antibiotique. La maladie de Lyme a tendance à effrayer, et à raison. Cependant, il convient de relativiser. Toutes les tiques ne sont pas porteuses de la bactérie d’une part, et les personnes ayant un système immunitaire efficace peuvent tout à fait s’en prémunir sans tomber malades. Ce qui ne doit pas nous empêcher de nous en protéger bien sûr !

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